17 juin 2009
JARDIN SECRET
B.P. 2054
18026 BOURGES CEDEX
pensez à vous inscrire à la niouze-letter ! (pas d'anonymes SVP)
le string dans l'oeil
Il y a quelques temps, sur un salon, nous nous trouvâmes face à un stand attribué à une gente dame fort court-vêtue d'une mini jupe blanche et droite
le problème est que le tissu en était léger et qu'on voyait parfaitement un string gris, qui, même non vu en transparence, eût quand même été visible, tant il était serré
donc, nous passâmes notre temps à plaindre bien sincérement la pauvre femme qui avait sans doute une très mauvaise vue car, outre le fait qu'elle s'était fourvoyé dans les tailles au moment de l'achat de sa lingerie, n'avait sans doute pas remarqué que du gris, ça se voit, surtout porté sous du blanc-transparent
l'autre problème de la jupe droite, est que, quand on s'assoit dessus, on provoque des plis à l'arrière, plis qui remontent considérablement la hauteur de la ligne de flottaison et qui ne laissent que peu de possibilités quant à effectuer des mouvements de penchage vers l'avant, voire d'accroupissage, mais bon, tant qu'on est à l'abri derrière un stand, bien cachée par les tables de présentation, aucun souci...
or, la pauvre femme ne se rendait absolument pas compte de son handicap ... et vas'y que je sors du stand pour expliquer à la cliente, et que je me penche en avant pour attraper le truc, là, au bout de la table
bon, à la base, c'est un salon de brodeuses, donc on s'en fiche un peu de la couleur de la culotte de la dame (quoique nous fûmes fort étonnées quand, le lendemain, il sembla que la couleur fût identique à celle de la veille, la taille aussi ...)
mais je ne vous raconte pas les diverses teintes rubicondes par lesquelles est passé le faciès de l'individu* qui se trouvait sur le stand de l'allée d'en face, discrétement installé dans un renfoncement avec bonne vue, faisant semblant de roupiller avec un oeil semi ouvert et dirigé dans la bonne direction, ou bien effectuant fébrilement des réglages fictifs sur son appareil photo équipé pour l'occasion d'un super zoom, et qui essaya de nous faire accroire, pendant tout le salon, que le carmin de son teint était dû uniquement à la chaleur ...
alors que sur un autre stand à proximité, dont la vue n'était certes pas aussi directe, du coup le monsieur** présent se contentait d'un regard qui se voulait reprobateur, de temps en temps (mais d'un regard quand même, hypocrite !) ...
intriguées par ces comportements, et à pure fin d'une étude sociologique, nous nous mîmes à suivre des yeux les regards des messieurs présents, et bien, même semblant perdus dans leurs pensées (maisqu'estquejefouslàc'est ladernièrefoisquejelasuisdansunsalondegonzesses) on assistait à chaque fois à l'allumage de la petite étincelle au passage devant la jupe blanche ...
moralité : un bien fait n'est jamais perdu!
* individu dont je tairai le nom, par discretion et par estime pour sa charmante et patiente dulcinée ...
** lui aussi, je ne dirai rien, meme sous la torture
15 juin 2009
la madeleine de la Jardinière
quand j'étais petite fille, ma môman me préparait une super boisson rafraichissante, bienfaisante et pétillante : le kéfir
c'était super, on avait l'impression d'être riches et de boire de la limonade, comme les filles à chaussettes blanches (la chaussette blanche étant la seule façon de montrer son niveau social, vu que nous avions toutes des blouses)
et depuis des lustres (attention, celle qui me fait des remarques sur le nombre de bougies de mon lustre!) je cherchais à me procurer du kéfir
sachant que, par une sorte de miracle dans ce monde mercantile, le kéfir est traditionnellement une chose qui ne se vend pas, mais se donne...
il y a quelques années, m'étant engagée dans le parcours d'une épicerie bio, j'avais eu l'espoir d'en retrouver
mais hélas, le filon de la boisson gratuite ou presque, semblait s'être éteint au seuil des années de productivisme poussé
l'autre jour, comme de temps en temps depuis 15 ans que nous nous connaissons, je demande à mon amie de l'épicerie si, par hasard (elle cherchait aussi), elle aurait pas fini par mettre la main sur notre graal commun, et voilà-t-y pas que halleluya, kyri éleison, mazal tov et eureka réunis, elle en avait!
aussitot, je rentrai à la maison avec mon précieux
et sous l'oeil inquiet (et la main sur le téléphone des urgences psychiatriques) de la famille, je commençais la préparation de mon doux breuvage
et que je trouve un récipient adéquat, j'y met mon kéfir, de l'eau, un citron, une figue, du sucre et ... de la patience, faut attendre 24 heures!
je vous dis pas le panard d'enfer que je me suis pris le lendemain, rhaaaa, mon enfance qui revenait dans un verre de boissson
... dire qu'on a survecu à :
les petits matins où l'on n'osait pas sortir le nez de dessous l'edredon (en plumes bien allergenes) parce qu'on voyait le givre à l'intérieur de la fenetre
le chemin de l'école à pied, toute seule, à partir du CP
le bcg en classe, tout le monde piqué avec la meme aiguille, juste passée à l'alcool entre 2
les bagarres avec les garçons (les écoles n'étaient pas mixtes) sur le chemin du retour
les escalades des noisetiers, avec la branche qui pliait et qu'il fallait lâcher juste avant qu'elle ne casse
les bobos desinfectés avec des fleurs de lys trempées dans de l'eau de vie
le vélo sans frein, avec une seule pédale, dans la rue à peine éclairée, les soirs d'été, avec en bas de la rue, la rivière pleine de sangsues
le voyage en Italie (oh, juste le val d'aoste, on eu peur de pas pouvoir se faire comprendre, on a fait demi-tour!) dans la fourgonnette de mon oncle, avec, en guise de sièges arrières, le canapé du salon
rentrer quelques stères de bois avec une cagette posée avec un sandow sur la trottinette, pas de freins la trottinette, donc arrêt obligatoire dans la porte donnant sur la rue
les jeux dans un entrepôt rempli de cartons vides et poussiereux, on montait sur le rebord de la fenetre et on plongeait
les piqures de guepes ou de moustiques frottées au persil (ou au pipiol, y'en a qui se rappellent du pipiol?)
le lait de poule bien tassé au rhum en cas de grippe
40 km sur le porte bagages d'un solex, les pieds dans les sacoches (pour aller voir une vague cousine), avec au retour un magnifique furoncle aux fesses, soigné avec amour avec du goudron
les course de caisses à savon dans la rue en pente (j'avais détourné mon landeau de poupée)
traverser la rivière sur une traverse en fer, tomber en se griffant les jambes sur les bords rouillés, ne rien dire pour ne pas se faire engueuler, et le lendemain avoir les jambes pleines de pus
organiser des concours de plongeon dans l'abreuvoir du jardin, rempli d'eau de pluie à moitié croupie
tendre une ficelle de la fenetre du premier, pour descendre dans la cour sans passer devant les parents (fracture du coccyx...)
se goinfrer de mousse de confiture (des pleins bols!) à s'en rendre malade
le medecin qui nous faisait grimper sur une chaise puis sauter, pour savoir si on avait pas l'appendicite
les jouets en fer peint, avec des bords bien coupants, qu'on laissait rouiller dans le jardin, mais avec lesquels on jouait quand même
la cuiller d'huile de foie de morue une fois par semaine en hiver, eurk, remplacée un jour par un truc au gout de pastis, miam
on gardait le mercure des thermometres cassés dans une boite de Valda, et on jouait avec pendant des heures
les jambes toujours à l'air, hiver comme été, les filles, ça ne mettait pas de pantalon (1er pantalon à 12 ans)
la délicieuse peinture de mon lit d'enfant, rose avec une cigogne en fer sur la tête de lit, je me souviens avoir mangé tout le bord
donc, le kéfir, une boisson saine, a bien dû nous aider à surmonter tout celà!
PS : si quelqu'un veut du kéfir, prendre contact par l'intermediaire de l'adresse mail, comme il se doit, je le donne !
(merci Corinne et Denis pour ces années pleines de saveurs!)
06 mai 2009
une naissance exceptionnelle !
Finie la frustration !
(non, non, ce n'était pas le nom du fil, mais du coup ça me donne une idée pour un prochain)
aujourd'hui
(roulements de tambours)
j'ai la joie de vous annoncer
(hérauts cornant)
l'arrivée,
à la maternité d'Univers Broderie
de notre bébé commun...
il se prénomme Fol Amour, mesure 6 mètres, et sera vendu exclusivement chez
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je sais, je brise le coeur de plein de monde en annonçant ça ex abrupto, sans aucun ménagement ! mais comme je suis une fille fileuse facile, je peux vous faire votre bébé à vous aussi ...
je rappelle le concept :
Les collections uniques
Pour les particuliers, les associations, les clubs, les boutiques ou les revendeurs
Un fil Unique**
crée spécialement pour vous,
(non renouvelable à la couleur)
avec votre nom ou votre logo (jpeg) associé à celui de Jardin Secret
en quantités limitées entre 50 et 600 échevettes
Nous consulter pour les tarifs
délai : entre 1 semaine et un mois
** la couleur dominante est à votre choix
25 avril 2009
tout un week end de frustration ...
oh oui, dites moi que vous me détestez!
24 avril 2009
CHEMIN DE ROSES - SB115
je suis dans les douleurs de l'enfantement, avec plein de fils à venir, mais je n'oublie pas l'autre facette de ma création!
d'ailleurs, j'en profite pour vous glisser en douce :
CHEMIN DE ROSES - SB115
une déclinaison de modèles de roses classiques
24674 croix
249 x 348 points
le diagramme 10 euros
14 avril 2009
la Mâdâme Haccourt elle s'est gourute...
en fait les "bonjour petite Lola" c'est à elle qu'il faut les commander, les collections uniques sont à leur propriétaires !
02 avril 2009
et voici la première collection saisonnière!
donc la première collection saisonnière (qui sont des collections de 6 fils par saison) contient 10 fils (ouais et alors?)
et les nominés sont
1 2 3 4 5
1 MARSMALLOW ET GRENADINE
2 CURCUMA COQUIN
3 CRUMBLE ABRICOTS AMANDES
4 NUAGES ET NUEES
5 T'EN VEUUUUUUX?
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6 7 8 9 10
6 PAVOT ET PIVOINE
7 LAPIN DE GARENNE
8 PROMENADE DANS LES MARAIS
9 TARTE AUX FUITS ROUGES
10 ANEMONE AIMEE
les nouveautés des Fils du Jardin
Les nouveautés des Fils du Jardin arrivent !
Les collections saisonnières
Toutes les saisons sortira une collection de 6 fils en quantité suffisante mais limitée, soyez prévoyants pour vos ouvrages de longue haleine ! (nous pouvons vous aider dans le calcul des quantités qui vous sont nécessaires) 2.20 euros l’échevette de 6 mètres
vendus en salon et sur internet dans la limite des stocks disponibles, nous consulter
Les collections particulières
Pour un salon, une exposition, une invitation, Jardin Secret crée un fil exclusif pour l’événement*, en quantité très limitée. Une échevette sera offerte pour tout achat à partir de 10 euros, les échevettes seront aussi proposées à la vente à un prix très attractif : 1.50 euro l’échevette de 6 mètres
Quantité limitée au stock existant à l’ouverture de l’événement, pas de réassort possible
Les fils restants à la fin de l’événement pourront être proposés par la suite en lots panachés à acheter ou à gagner par voie de jeu sur internet
* les couleurs sont choisies par Jardin Secret
Les collections uniques
Pour les particuliers, les associations, les clubs, les boutiques ou les revendeurs, un fil unique** crée spécialement pour vous, (non renouvelable) avec votre nom ou votre logo (jpeg) associé à celui de Jardin Secret
en quantités limitées entre 50 et 600 échevettes
Nous consulter pour les tarifs
** la couleur dominante est à votre choix
01 avril 2009
Le rossignol (ceux qui espèrent de la poésie se trompent!)
Pour fêter le retour du soleil et le printemps, une petite aventure primesautière (mes amis de la SPA, de la LPO et consorts sont priés d'aller faire un tour ici)
Tout d’abord, que je vous plante le décor : devant la fenêtre de ma chambre, à 3 mètres, il y a un prunus quadragénaire - de bonne dimension donc - et, 3 mètres derrière, une haie de myrobalans* jamais taillés, donc d’une bonne hauteur (au moins 6 mètres)
Cette petite jungle urbaine est le lieu de rendez-vous et accessoirement d’habitat d’un certain nombre de zoziaux (un rêve pour MTSA): merles, piafs des villes, mésanges diverses et même un vieux couple de pies, acariâtres, qui passe son temps à s’engueuler et à engueuler le chat, brave Félix Silvestris Catus Simplex qui a eu le malheur, il y a 2 ans, de déguster un petit - dans le cadre d'un plan de diversification alimentaire des félins, auquel il s'est inscrit à mon corps défendant - déclenchant une haine tenace de la part des parents frustrés
Tout ce petit monde y va de bon coeur et ceci donne lieu à de joyeuses cacophonies le matin au lever du soleil, surtout en ces périodes de drague effrénée que sont les journées printanières
Déjà, là, ça me gonfle ...
Comment ? s’insurgent déjà certaines d’entre vous, de quoi elle se plaint, nous, on n’a comme oiseaux que des corbacs crieurs, des pigeons chieurs, et le réveil est provoqué par les marteaux piqueurs!
Certes, opine-je, mais l’excuse que j’ai de râler, c’est que, outre le fait que je ne porte pas une affection particulière à la gent ailée (m'en bats un peu les couettes en fait, pas assez de communication anthropomorphe avec les volatiles) vient de s’ajouter au cheptel vociférant à l'aurore, un élément qui, pourtant devrait me remplir d'une joie toute poétique : un rossignol (luscinia megarhynchos)
Le rossignol, passereau moche à regarder, est un admirable chanteur, aux mélodies toujours renouvelées (vous le saviez ça, que le rossignol ne chante quasiment jamais la même chose ?) d'ailleurs le rossignol est le seul oiseau qui, officiellement "chante" (mais quand même il gringotte ou quiritte aussi, va pas se la péter non plus!) tous les autres stridulent, caquettent, croassent et jacassent, voire jabotent ...
Les poètes et les musiciens lui ont consacré des tas de chef d’œuvres, il fut un temps où il était un des symboles du romantisme, surtout qu’il se refuse à chanter s’il est captif …
Il parait que son chant calme la douleur, accélère les guérisons et adoucit la mort (mais bon, j'ai toujours mal aux bras, et je ne suis pas empereur de chine)
Le seul problème, c’est que ce putain de charmant piaf chante la nuit
Et que moi, la nuit, accessoirement, je dors
Et là le chœur des râleuses de tout à l’heure se réveille pour dire « quoi, elle fait la gueule parce qu’un rossignol est venu s’installer sous sa fenêtre, est-ce qu’elle mesure la chance qu’elle a, peu de mortels ont le bonheur d’entendre le chant du rossignol »
Ce à quoi je rétorque : grumpffff
Surtout que, normalement le moche animal se (re)produit dans les bois, ce qui, au vu de ma localisation quelque peu citadine, me fait douter de sa santé mentale
Quand, vers 1 heure du matin, les premières trilles ont retenti, j’avoue, qu’une fraction de seconde, j’ai été charmée par le chant magnifique
Puis, vers 2 heures, je commençais à être beaucoup plus troublée par l'insomnie provoquée que par le romantisme ambiant et je cherchais dans ma tête où j'avais bien pu planquer le lance-pierres confisqué il y a 10 ans à mon fils
Et, vers 3 heures, Madame Rossignol se faisant rarissime (en fait jamais venue dans le quartier : y'a aucune boutique) j’en étais à chercher des recettes : rossignol en meurette, rossignol en matelote, rossignol aux petits pois …
Quand mon fidèle greffier me suggéra d’un miaulement suave : rossignol tartare ...
Donc, lâcher de chat avec mission spéciale : procurer à sa mémère chérie, décidément hermétique aux sonorités harmonieuses, une fin de nuit réparatrice
Brave Raminagrobis ...
Bon, le résultat fut moyen, en ce sens que le rossignol s’est tu, certes, mais les pies en ont profité pour lancer des propos bien sentis au chat et du coup toute la volaille s’est réveillée.
Donc, aujourd’hui je dors debout, je suis chafouine, et j’en suis à rêver que la grippe aviaire vienne faire une hécatombe dans le fond de mon jardin…
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* les perverses, que je sais légion sur ce blog, auront bien sur noté que la traduction du grec μυροβάλανος (myrobalanos) signifie littéralement "gland parfumé"
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pour ma défense, je dirais qu'en argot, un rossignol est synonyme d'un objet de peu de valeur, voire défectueux, en tous cas invendable, du coup, je me sens moins seule et je me dis qu'on est plusieurs à avoir eu des nuits raccourcies...




