Les Secrets du Jardin

de la broderie à points comptés, plein

01 avril 2009

Le rossignol (ceux qui espèrent de la poésie se trompent!)

Pour fêter le retour du soleil et le printemps, une petite aventure primesautière (mes amis de la SPA, de la LPO et consorts sont priés d'aller faire un tour ici)

      Tout d’abord, que je vous plante le décor : devant la fenêtre de ma chambre, à 3 mètres, il y a un prunus quadragénaire - de bonne dimension donc - et, 3 mètres derrière, une haie de myrobalans* jamais taillés, donc d’une bonne hauteur (au moins 6 mètres)
      Cette petite jungle urbaine est le lieu de rendez-vous et accessoirement d’habitat d’un certain nombre de zoziaux (un rêve pour MTSA): merles, piafs des villes, mésanges diverses et même un vieux couple de pies, acariâtres, qui passe son temps à s’engueuler et à engueuler le chat,  brave Félix Silvestris Catus Simplex qui a eu le malheur, il y a 2 ans, de déguster un petit  - dans le cadre d'un plan de diversification alimentaire des félins, auquel il s'est inscrit à mon corps défendant - déclenchant une haine tenace de la part des parents frustrés
      Tout ce petit monde y va de bon coeur et ceci donne lieu à de joyeuses cacophonies le matin au lever du soleil, surtout en ces périodes de drague effrénée que sont les journées printanières

      Déjà, là, ça me gonfle ...
      Comment ? s’insurgent déjà certaines d’entre vous, de quoi elle se plaint, nous, on n’a comme oiseaux que des corbacs crieurs, des pigeons chieurs, et le réveil est provoqué par les marteaux piqueurs!
     Certes, opine-je, mais l’excuse que j’ai de râler, c’est que, outre le fait que je ne porte pas une affection particulière à la gent ailée (m'en bats un peu les couettes en fait, pas assez de communication anthropomorphe avec les volatiles) vient de s’ajouter au cheptel vociférant à l'aurore, un élément qui, pourtant devrait me remplir d'une joie toute poétique : un rossignol (luscinia megarhynchos) 
     Le rossignol, passereau moche à regarder, est un admirable chanteur, aux mélodies toujours renouvelées (vous le saviez ça, que le rossignol ne chante quasiment jamais la même chose ?) d'ailleurs le rossignol est le seul oiseau qui, officiellement "chante" (mais quand même il gringotte ou quiritte aussi, va pas se la péter non plus!)  tous les autres stridulent, caquettent, croassent et jacassent, voire jabotent ...
    Les poètes et les musiciens lui ont consacré des tas de chef d’œuvres, il fut un temps où il était un des symboles du romantisme, surtout qu’il se refuse à chanter s’il est captif …

   Il parait que son chant calme  la douleur, accélère les guérisons et adoucit la mort (mais bon, j'ai toujours mal aux bras, et je ne suis pas empereur de chine)

    Le seul problème, c’est que ce putain de charmant piaf chante la nuit
    Et  que moi, la nuit, accessoirement, je dors


    Et là le chœur des râleuses de tout à l’heure se réveille pour dire « quoi, elle fait la gueule parce qu’un rossignol est venu s’installer sous sa fenêtre, est-ce qu’elle mesure la chance qu’elle a, peu de mortels ont le bonheur d’entendre le chant du rossignol »
    Ce à quoi je rétorque : grumpffff

    Surtout que, normalement le moche animal se (re)produit dans les bois, ce qui, au vu de ma localisation quelque peu citadine, me fait douter de sa santé mentale


    Quand, vers 1 heure du matin, les premières trilles ont retenti, j’avoue, qu’une fraction de seconde, j’ai été charmée par le chant magnifique
     Puis, vers 2 heures, je commençais à être beaucoup plus troublée par l'insomnie provoquée que par le romantisme ambiant et je cherchais dans ma tête où j'avais bien pu planquer le lance-pierres confisqué il y a 10 ans à mon fils
      Et, vers 3 heures, Madame Rossignol se faisant rarissime (en fait jamais venue dans le quartier : y'a aucune boutique) j’en étais à chercher des recettes : rossignol en meurette, rossignol en matelote, rossignol aux petits pois …

      Quand mon fidèle greffier me suggéra d’un miaulement suave : rossignol tartare ...

      Donc, lâcher de chat avec mission spéciale : procurer à sa mémère chérie, décidément hermétique aux sonorités harmonieuses, une fin de nuit réparatrice

      Brave Raminagrobis ...

      Bon, le résultat fut moyen, en ce sens que  le rossignol s’est tu, certes, mais les pies en ont profité pour lancer des propos bien sentis au chat et du coup toute la volaille s’est réveillée.

      Donc, aujourd’hui je dors debout, je suis chafouine, et j’en suis à rêver que la grippe aviaire vienne faire une hécatombe dans le fond de mon jardin…

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    * les perverses, que je sais légion sur ce blog, auront bien sur noté que la traduction du grec μυροβάλανος (myrobalanos) signifie littéralement "gland parfumé"

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     pour ma défense, je dirais qu'en argot, un rossignol est synonyme d'un objet de peu de valeur, voire défectueux, en tous cas invendable, du coup, je me sens moins seule et je me dis qu'on est plusieurs à avoir eu des nuits raccourcies...

      

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28 août 2008

Le chat, les vacances et moi

Parmi les habitants à 4 pattes de la douce maisonnée, outre les deux jappeurs fous, celui qui se la joue « cuir » et celle qui se la joue « moi j’préfère la fourrure » cohabitent deux greffiers jumeaux (enfin faux jumeaux, parce que un de 6 kilos en été, 8 en hiver, et une de 3 kilos), enfants d’une feue siamoise qui a transmis son caractère de chiotte bien affirmé à l’une et son sens du bavardage à l’autre

Le bavard en question se trouve malheureusement doté d’un appétit féroce, et en plus des petits en-cas qu’il s’octroie toute la journée dans le cèdre d’Abruti 1er (je ne vous ai jamais parlé de mon cher voisin ?) il ne rate jamais aucun des 2 repas journaliers généreusement distribués par mes soins

En principe, le premier, celui du matin, arrive juste après mon lever, avant mon petit déjeuner (sinon bonjour la gerbouille-odeur de pâtée de chat)

En principe, mon lever se situe aux alentours du lever de Chéri-chéri, vue la délicatesse du sus-nommé à manipuler les robinets, instruments de cuisines variés et lumières de la maison (non pas les lumières, je suis médisante, il se sert d'une lampe à piles pour sortir de la chambre, non sans oublier de me la braquer sur la figure pour vérifier s'il ne m'a pas réveillé avant de sortir)

De toutes façons, pas moyen de se louper, une minute après le lever de Chéri chéri, le greffier se pointe en hurlant à coté de mon oreille « debout lad’dans j’ai les crocs »

Sauf les week ends, où, mystérieusement (et je pense, à coup de nombreuses baffes distribuées généreusement pendant sa jeunesse) le chaton d’amour nous accorde royalement 2 heures de sommeil supplémentaires (mais pas plus, faut pas rêver non plus)

Bon, normalement, là, je la joue «  j’ai le chat le plus intelligent du monde, il a compris le principe de l’alternance semaine/week end, tout seul »

Sauf que

Y’a les vacances

Et ça, le greffier il veut pas admettre que pendant 3 semaines il va être obligé d’attendre TOUS les jours

Donc baffes, pas baffes, il continue son cycle immuable, semaines/fundsmen (néologisme consistant en l’utilisation d’un mot français en lui octroyant une orthographe branchée, crée du temps de monsieur Allgood)

et on a tout essayé :

- fermer la porte de la maison et le mettre dehors ... sauf que les vacances, c'est en été, et que l'été moi, je dors la fenêtre ouverte, et que le matou a vite appris à situer la fenêtre de la chambre sur la façade de la maison, donc, si les volets sont ouverts, il vient délicatement me brancher ses miaous dans le tuyau de l'oreille, si les volets sont fermés,  il braille comme un damné sous la fenêtre, et je peux vous assurer qu'il a la voix aussi solide que l'appétit

- renfermer le chat dans une pièce loin loin de la chambre ... Môssieu Duchat sait parfaitement ouvrir une porte, avec une technique toute délicate qu'il a soigneusement mise au point lui -même, à savoir je saute sur la poignée, je reste bien accroché, comme ça la porte, lestée de 6 kilos supplémentaires va joyeusement valdinguer contre le mur dans un boucan d'enfer, et cette fabuleuse technique, il l'applique à toutes les portes qui le séparent de celle de la chambre

-coincer la porte de la chambre, pour l'empêcher d'entrer, c'est faire fi de sa voix de stentor, dont les décibels ne se trouvent pas arrêtés par une mince cloison de bois, vous pensez bien

... sans compter que, si on ferme la porte de la chambre, se déroule un rite immuable et quasi mystérieux : sa discrète soeur, qui, d'habitude, dort recroquevillée sur le bout du lit, et n'en bouge pas de la nuit, sa pétas, charmante soeur donc, éprouve le syndrome commun à beaucoup de chats : il faut qu'une porte soit ouverte, ou ouverte, et nous fait part de son mécontentement

donc, immanquablement, pendant les vacances je dois me lever pour donner à manger au greffier

je comate donc jusqu'à la cuisine, je sers la pâtée à Mossieur Raminagrobis, j'entends couiner Chien-cuir*, qui a l'ouïe tellement fine, qu'il entend claquer une mandibule à dix mètres, je le lève pour qu'il participe aux agapes, je les laisse se foutre sur la gu partager  le frugal repas (Wisper, malgré ses 3 kilos, ne supporte pas qu'une moustache approche de la pâtée quand il a le nez dedans, donc, au premier grondement du fauve,  l'autre gros abruti attend, alors qu'il lui suffirai d'une griffe bien appliquée pour faire de la pyrogravure sur l'épiderme délicat de son coreligionnaire)

je ressers de la pâté quand tit-chien a fini de manger, pour le félin passablement agacé (m'enfin, pas trop tôt!,) je recouche le  pitt-bull, je lave la cuiller, le bol et je retourne me coucher ...

et là, le chat est étalé de tout son long à ma place!

... et après on me demande pourquoi je suis fatiguée après les vacances!

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* Wisper, quand on l'a eu, faisait 1,5 kilos, venait d'un élevage ou on l'avait trouvé si chétif qu'on l'avait gardé au chaud dans le lit des maîtres (un chien nu aime se coller au maître, cela lui limite les déperditions de chaleur) il ne nous a pas demandé notre avis quand il est arrivé à la maison, il a regardé le lit et a dit "c'est là que je dors"  . Le problème c'est que le pov'chéri est handicapé d'une patte arrière et qu'il lui faut un manut' pour le hisser et le déhisser du lit

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19 avril 2007

séquence émotion

sur un forum, on vient de me rappeler l'arrivée de ça :

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la "chose" pesait 1 kg 600, avait 5 mois, se trouve être un chien chinois à crête, variété nue, et on devait me l'apporter sur une gentille expo près de Saumur, au Coudray Macouard

et j'attendais, fébrile qu'on me livre la bêêête, dont je n'avais vu que quelques photos, de lui et de sa famille, et dont j'étais loin d'imaginer qu'une chose aussi minuscule puisse se mettre à prendre une aussi grande place !

en fait j'avais comme un petit fond d'angoisse, car chéri-chéri avait été catégorique à la mort du dernier chien de la maison : "plus jamais de chien", et, ne lui ayant pas fait la moindre allusion, et ayant soigneusement préparé mon coup en douce, je m'appretais, quand meme, à lui faire un petit dans le dos ...

mais Wisper, dit le Rat (surnom affectueux de la bête) avait plus d'un tour dans son sac, et en 1 heure chrono et quelques regards humides, le maître était emballé grave, au point je le sens bien en train de faire un transfert d'affection (les enfants sont grands, n'est-ce pas).

En deux temps trois mouvements, Wisper s'était trouvé une maman de subtitution, qui nonobstant l'ablations de gonades, se trouve quand même être un mâle, mais n'a pa eu son mot à dire, malgré ses 8 kilos, tellement le monstre canin est determiné

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note : l'"accessoire" félin sert aussi de défouloir (ça miaule sous la dent) et de poupée gonflable (pour l'hygiene)

comme je vous le dis, il a tous les culots et son surnom devrait être "même pas peur" tant il s'attaque à des proies d'une taille demesurée par rapport à la sienne

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ici il vient de bloquer d'un ippon, 8 kilos de chienne sanguinaire (pas taper, Céline)

Posté par la jardiniere à 16:39 - les animaux - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 février 2007

tout le monde à fond

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un bel exemple de cohabitation non forcée, je signale que le lit est un lit ordinaire de 140cm, que le chien (le truc sans poil au milieu, pèse 3 kgs, la chienne (le truc tres poilu) en pèse 4, le chat 8, alors qu'est-ce qui les contraint de dormir dans 50 cm2 ?

Posté par la jardiniere à 14:15 - les animaux - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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